• Dédicace

    au

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    et

     sa Promise !


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    GWAR "This Toilet Earth"

    (1993, Metalcore)

    Gwar... ça sonne lyrique, vous ne trouvez pas ? Non ? NON !? Ah bon... Et vous avez raison ! Bande d'aliens venus de Richmond en Virginie, GWAR aurait crée les humains en violant des gorilles préhistoriques et aurait auparavant vécu au pôle Sud. Décongelés par hasard par un producteur de pornos essayant déchapper a une attaque de cyber-pingouins mutants et radioactifs, ils reçurent des guitares electriques et furent inities au crack avant de signer un contrat avec Metal Blade et de pondre des absudrites sans fin, dont ce grotesque (mais néanmoins jouissif) "This Toilet Earth" (la Terre, quelle chiotte). L'album commence fort avec "Saddam-A-Go-Go", gros hardcore à pogo ponctues de cuivres, puis enchaine avec le glauque et brutal "Penis I See". "Jack The World" est un punk-rock rigolo sur une tele parodique. References au films d'horreur de série Z, au westerns, idées à la con, batailles cruelles, océans d'hémoglobines, massacres ("The Obliteration Of Flab Quarv 7"), cruauté gratuite et perverse ("Baby Dick Fuck"), violence conjugale consentante ("Slap U Around"), overdose ("Krak Down"), cul ("Pepperoni"), GWAR ne recule devant rien pour faire ce qu'il y a de plus parodique et crétin, tout en pondant du gros hardcore mâtiné de metal pour vous lancer dans des pogos d'anthologie. Visuellement, entre les costumes de monstres de X-Or et les vidéos delirantes du groupe, vous ne serez pas epargnés non plus ! A découvrir, même si vous n'aimez pas, vous aurez bien ri, alors dépêchez-vous ou vous finirez dans la fosse aux esclaves, comme ceux qui ont eu le malheur de se moquer de leurs costumes ridicules...


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  • THERAPY? "Troublegum"

    (1994, Punk)

    "Troublegum"... vous ne connaissez probablement pas l'album, mais vous connaissez sûrement "Nowhere", probablement le titre le plus célèbre de Therapy?, trio irlandais mené par Andy Cairns, connu également pour avoir repris en 1996 "Diane" de Hüsker Dü. "Troublegum" est un album de punk musclé aux relents pop ET heavy metal (!?). Les textes parlent principalement de complexes d'inferiorité ("Trigger"), de déprime ("Die Laughing" "Nowhere"), de solitude ("Stop It You're Killing Me" "Unbeliever" "Screamager"), de suicide ("Knives") de vengeance ("Hellbelly") bref de l'adolescence comme le reconnait Andy Cairns lui-même. La jaquette resume assez bien le sentiment general de l'album : un personnage plongeant sa tête dans une poubelle (!!). Riffs energiques, melodies efficaces, et textes quelque part universels, Therapy? n'est peut-être pas tres original, mais ils font mouche car cela reste du très bon rock, tres mélodique et plein de pêche. A entendre et à ré-entendre.


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  • T.RAUMSCHMIERE

    "Radio Blackout"

    (2003, Electro/Indus)

    Le berlinois Marco Haas, fondateur du poétique label Shitkatapult, se produit sous ce pseudo barbare pour les non-germanistes et inspiré d'une nouvelle du psychedelique et paranoïaque William S. Burroughs (auteur du célèbre "Festin Nu" - "The Naked Lunch" en anglais), "The Dreamcops" ("Die Traumschmiere" en allemand). Sa musique relève de la techno, de l'indus, du hip-hop, on pourrait le qualifier d'"electro-punk" tant il rejette les étiquettes et se veut en marge des courants habituels. Techno ambiante lourdingue ("I'm Not Deaf, I'm Ignoring You"), indus matraqué aux accents pogo ("Rabaukendisko"), techno saturée ("Monstertruckdriver"), rap sombre ("A Million Brothers (Blah-Blah-Blah)"), ambient/lounge deprimant et malsain ("Drown In The Sea While Watching The Stars"), lounge farfelu ("Wir Kinder vom Bahnhof Strom" "Querstromzerspaner") et autres délires sont au programme sur les 11 titres de cette galette franchement bien barrée et entrainante. Il n'y a pas à dire, Raumschmiere maîtrise son sujet, et si l'on a survecu a cette experience pour le moins curieuse, on ne peut que reconnaitre son talent et mettre le CD en boucle, conquis par son monde barjo. A essayer d'urgence !!


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  • THE DARKNESS

    "Permission To Land" (2003, Glam Rock)

    Fans nostalgiques de Led Zeppelin, Bon Jovi, Thin Lizzy, AC/DC, Queen et Judas Priest, ou fans de hard rock comme on savait le faire dans les années 70/80, tendez-moi l'oreille. Vous avez probablement entendu parler de ce quatuor irlandais entraîné par Justin Hawkins, castrat dont la voix de fausset ferait pâlir de honte Rob Halford. Les critiques sont variées ("C'est super, j'adore !", "Rhhhaaaa !!! il a une voix de pédé c'est insupportable !!!", et j'en passe...), et leur musique parfois décriée, mais dans l'absolu, The Darkness reprend le meilleur du hard rock sous ses aspects nobles, à savoir le son de guitare riche, les mélodies accrocheuses ("Growing On Me", "Black Shuck"...), les incursions blues dans les riffs ("Givin' Up"), les belles power ballads ("Love Is Only A Feeling") et surtout l'energie et le plaisir d'un rock joué pour la beauté du geste, du rock pour ce qu'il est, c'est-à-dire du bonheur pur, le rock sous un angle parnassien (pour les profanes, regardez la biographie de Théophile Gauthier et de Baudelaire), du rock pour le rock encore une fois. Certes, vous m'objecterez qu'ils sont loin de renouveler le genre... Je vous le concède, mais ils ont réussi à me réconcilier avec Bon Jovi, c'est vous dire ! Alors peu importe s'ils n'ont pas de message social, s'ils ne remettent pas en cause les fondements de la musique, s'ils ne sont pas les pionniers d'un nouveau genre, ce qu'ils le font ils le font bien et moi je prends ça comme un hommage au grand rock ! Réjouissant.


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